Aéroport de Conakry

La fièvre Ebola handicape le transport aérien en Guinée

Publié le 18/07/2014
La fièvre Ebola qui a fait de nombreux morts, porte aussi un coup à l’activité touristique de la Guinée.
Plus de six mois après l'apparition de l'épidémie à virus hémorragique Ebola en Guinée, faisant plus de 300 morts, la maladie a fait des victimes collatérales énormes en Guinée. Si la grande majorité de l'opinion n'y voit seulement que des centaines de mort, d'autres, plus avertis, s'inquiètent des dégâts économiques notamment dans le tourisme : chute des réservations dans les hôtels, baisse du trafic du transport aérien et terrestre, etc.
Dès l'alerte de la fièvre Ebola en Guinée, le trafic aérien au départ et à destination vers Conakry a pris un sérieux coup. C'est du moins le constat de notre reporter. Dans les agences et les compagnies, toutes les activités sont au ralenti. La clientèle se fait rare. Les revenus des entreprises dégringolent.
Des compagnies ont annulé leurs plans de vols à destination de Conakry. L'Arabie Saoudite a aussi annoncé la suspension de l'octroi de visas aux pèlerins guinéens. Et la Gambie a décidé de suspendre les vols en provenance de la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Mauritanian Airways et Turkus Airlines ont également suspendu leurs trafics avec Conakry.
Mais à l'aéroport international Conakry-Gbessia, des mesures sont prises pour rassurer les passagers. Les dirigeants ont mis en place un poste de santé. Tous les passagers déclarent leur état de santé. Un formulaire est remis aux compagnies aériennes en échange d'une carte d'embarquement. En outre, une caméra thermique y est désormais installée, pouvant mesurer la température des passagers. "Si cette température est supérieure à 38°C, une alarme visuelle s'affiche automatiquement sur l'image de la personne", affirme-t-on dans les couloirs de l'aéroport.
Autres mesures, l'on distribue à tous les passagers entrant sur le territoire guinéen un prospectus « avis d'alerte santé » au point de contrôle de la zone arrivée.
La Société de Gestion et d'Exploitation de l'Aéroport Conakry-Gbessia (SOGEAC) affiche de la sérénité avec ces mesures. Elle minimise même les conséquences de la vague d'annulation des vols.
Le directeur général adjoint de la Sogeac, Abdel Kader Yombounaud estime qu'il n'y a pas lieu de craindre dans la mesure où les plus importantes compagnies qui desservent la Guinée sont toujours là. Air France et Brussels Airline, notamment. La SOGEAC reconnait que l'annulation de quatre vols par semaine constitue une perte énorme. "Pour le moment, nous ne pouvons pas évaluer exactement ce que cela représente sur le plan financier". "Emirates peut transporter à partir de Conakry entre 80 à 100 passagers, par voyage", dit-il.
Au sein des agences de voyage, les clients se font rare voire "très rare". Aboubacar Camara, comptable dans une agence explique : "depuis que la Guinée a été déclarée zone rouge, suite à Ebola, nous avons enregistré une baisse rigoureuse du nombre de voyageur en provenance de la Guinée et vers l'extérieur. Donc, le nombre de clients a diminué."
Sur le plan économique, "c'est très difficile", affirme-t-il. Le chiffre d'affaires a chuté, parce que les choses ne marchent pas comme avant. "On est presqu'à 50% de chute par rapport à l'année dernière."
Chez FYC voyages, une autre agence, le personnel reste serein malgré les difficultés. Barry Mamadou Saidou, chef d'agence reconnaît que les recettes ont connu une baisse d'au moins 45 à 50%. Mais que les choses commencent à se normaliser. "C'est minime, mais ça va. On tient le coup."
Suite aux efforts fournis par le gouvernement, ces compagnies ont repris avec une forte baisse de clients au niveau de nos services. Ils disent qu'ils ne peuvent pas venir en Guinée, au Libéria et en Sierra-Léone parce qu'il y a Ebola.
Pas d'exception chez Guinée voyages, où Ebola fait dégringolé le chiffre d'affaires de l'agence à près de 60% ces derniers mois.
GSA Asky dit avoir été confronté à un remboursement de billets d'avion des passagers qui n'ont pu effectuer leur voyage suite à Ebola. En outre, les membres d'équipage de la compagnie aérienne qui dessert la Guinée depuis quatre ans et qui avaient toujours passé leurs nuits à Conakry, ont jugé nécessaire de dormir à Dakar pour revenir prendre les passagers à Conakry. En plus, Asky a changé de direction. "Avant, il quittait Conakry pour Abidjan puis Lomé. A cause d'Ebola, il ne passe pas par Abidjan. Maintenant c'est Conakry-Lomé-Abidjan. Et le billet très cher", déplore Navine Sharma, chef d'agence.
Dans toutes les agences et compagnies de la capitale, le personnel déplore la même situation. Pour l'heure, il est difficile de connaître les conséquences réelles d'Ebola sur l'économie du pays.
Toutefois, le gouvernement guinéen a revu à la baisse ses objectifs de croissance pour l'année 2014 en raison de la fièvre Ebola qui frappe le pays. Les nouvelles prévisions tournent autour d'un taux de croissance de 3,5% à la fin décembre, a déclaré le premier ministre Mohamed Saïd Fofana récemment à l'Assemblée nationale. Le chef du gouvernement estime qu'en comparaison à la croissance enregistrée l'an dernier, 2,3%, on constate une hausse 1,2%. Pourtant, son équipe projetait en décembre dernier, dans la loi des finances initiales, une croissance de 4,5%.
Réunis depuis jeudi, à Accra (Ghana), les dirigeants de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), se sont penchés sur le virus Ebola. Le président en exercice de la CEDEAO a déclaré que la priorité à l'heure actuelle était de mobiliser des fonds et de la logistique pour lancer une campagne concertée contre la vague d'Ebola qui a déjà fait 518 morts au Libéria, en Guinée et en Sierra Léone depuis janvier dernier.
La déclaration du président Mahama intervient quelques jours après le décès survenu lundi, d'un citoyen américain qui avait été mis en quarantaine par les autorités sanitaires ghanéennes qui le soupçonnaient d'avoir contracté le virus Ebola en Guinée.
Au sortir de la rencontre des ministres de la Santé des pays de l'Afrique de l'Ouest à Accra, les participants se sont accordés sur la nécessité de la mise en place d'un fonds de 10 millions de dollars pour la recherche sur le virus Ebola et la création d'un centre de contrôle sous-régional en Guinée. Ce centre servira de plateforme de coordination destinée à consolider et harmoniser l'appui technique de tous les principaux partenaires en faveur des pays de l'Afrique de l'Ouest, et à mobiliser des ressources.
Jeudi, de passage à Conakry, le sous-directeur de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Dr. Fukuda a rassuré que l'épidémie de fièvre hémorragique à Ebola n'est pas hors contrôle. Cependant, révèle-t-il, "elle est sérieuse et urgente". Il s'est dit rassuré du travail abattu par le personnel de santé déployé au centre de traitement du CHU-Donka. "Toutes les mesures de précaution sont prises pour que le virus ne se transmette pas d'une personne à une autre au sein de ce centre de traitement. Même si les conditions de travail dans ce centre sont difficiles. J'ai été impressionné par le personnel qui se bat tous les jours contre la maladie pour sauver des vies."
Dès l'alerte de la fièvre Ebola en Guinée, le trafic aérien au départ et à destination vers Conakry a pris un sérieux coup. C'est du moins le constat de notre reporter. Dans les agences et les compagnies, toutes les activités sont au ralenti. La clientèle se fait rare. Les revenus des entreprises dégringolent.
Des compagnies ont annulé leurs plans de vols à destination de Conakry. L'Arabie Saoudite a aussi annoncé la suspension de l'octroi de visas aux pèlerins guinéens. Et la Gambie a décidé de suspendre les vols en provenance de la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Mauritanian Airways et Turkish Airlines ont également suspendu leurs trafics avec Conakry.
Mais à l'aéroport international Conakry-Gbessia, des mesures sont prises pour rassurer les passagers. Les dirigeants ont mis en place un poste de santé. Tous les passagers déclarent leur état de santé. Un formulaire est remis aux compagnies aériennes en échange d'une carte d'embarquement. En outre, une caméra thermique y est désormais installée, pouvant mesurer la température des passagers. "Si cette température est supérieure à 38°C, une alarme visuelle s'affiche automatiquement sur l'image de la personne", affirme-t-on dans les couloirs de l'aéroport.
Autres mesures, l'on distribue à tous les passagers entrant sur le territoire guinéen un prospectus « avis d'alerte santé » au point de contrôle de la zone arrivée.
La Société de Gestion et d'Exploitation de l'Aéroport Conakry-Gbessia (SOGEAC) affiche de la sérénité avec ces mesures. Elle minimise même les conséquences de la vague d'annulation des vols.
Le directeur général adjoint de la Sogeac, Abdel Kader Yombounaud estime qu'il n'y a pas lieu de craindre dans la mesure où les plus importantes compagnies qui desservent la Guinée sont toujours là. Air France et Brussels Airline, notamment. La SOGEAC reconnait que l'annulation de quatre vols par semaine constitue une perte énorme. "Pour le moment, nous ne pouvons pas évaluer exactement ce que cela représente sur le plan financier". "Emirates peut transporter à partir de Conakry entre 80 à 100 passagers, par voyage", dit-il.
Au sein des agences de voyage, les clients se font rare voire "très rare". Aboubacar Camara, comptable dans une agence explique : "depuis que la Guinée a été déclarée zone rouge, suite à Ebola, nous avons enregistré une baisse rigoureuse du nombre de voyageur en provenance de la Guinée et vers l'extérieur. Donc, le nombre de clients a diminué."
Sur le plan économique, "c'est très difficile", affirme-t-il. Le chiffre d'affaires a chuté, parce que les choses ne marchent pas comme avant. "On est presqu'à 50% de chute par rapport à l'année dernière."
Chez FYC voyages, une autre agence, le personnel reste serein malgré les difficultés. Barry Mamadou Saidou, chef d'agence reconnaît que les recettes ont connu une baisse d'au moins 45 à 50%. Mais que les choses commencent à se normaliser. "C'est minime, mais ça va. On tient le coup."
Suite aux efforts fournis par le gouvernement, ces compagnies ont repris avec une forte baisse de clients au niveau de nos services. Ils disent qu'ils ne peuvent pas venir en Guinée, au Libéria et en Sierra-Léone parce qu'il y a Ebola.
Pas d'exception chez Guinée voyages, où Ebola fait dégringolé le chiffre d'affaires de l'agence à près de 60% ces derniers mois.
GSA Asky dit avoir été confronté à un remboursement de billets d'avion des passagers qui n'ont pu effectuer leur voyage suite à Ebola. En outre, les membres d'équipage de la compagnie aérienne qui dessert la Guinée depuis quatre ans et qui avaient toujours passé leurs nuits à Conakry, ont jugé nécessaire de dormir à Dakar pour revenir prendre les passagers à Conakry. En plus, Asky a changé de direction. "Avant, il quittait Conakry pour Abidjan puis Lomé. A cause d'Ebola, il ne passe pas par Abidjan. Maintenant c'est Conakry-Lomé-Abidjan. Et le billet très cher", déplore Navine Sharma, chef d'agence.
Dans toutes les agences et compagnies de la capitale, le personnel déplore la même situation. Pour l'heure, il est difficile de connaître les conséquences réelles d'Ebola sur l'économie du pays.
Toutefois, le gouvernement guinéen a revu à la baisse ses objectifs de croissance pour l'année 2014 en raison de la fièvre Ebola qui frappe le pays. Les nouvelles prévisions tournent autour d'un taux de croissance de 3,5% à la fin décembre, a déclaré le premier ministre Mohamed Saïd Fofana récemment à l'Assemblée nationale. Le chef du gouvernement estime qu'en comparaison à la croissance enregistrée l'an dernier, 2,3%, on constate une hausse 1,2%. Pourtant, son équipe projetait en décembre dernier, dans la loi des finances initiales, une croissance de 4,5%.
Réunis depuis jeudi, à Accra (Ghana), les dirigeants de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), se sont penchés sur le virus Ebola. Le président en exercice de la CEDEAO a déclaré que la priorité à l'heure actuelle était de mobiliser des fonds et de la logistique pour lancer une campagne concertée contre la vague d'Ebola qui a déjà fait 518 morts au Libéria, en Guinée et en Sierra Léone depuis janvier dernier.
La déclaration du président Mahama intervient quelques jours après le décès survenu lundi, d'un citoyen américain qui avait été mis en quarantaine par les autorités sanitaires ghanéennes qui le soupçonnaient d'avoir contracté le virus Ebola en Guinée.
Au sortir de la rencontre des ministres de la Santé des pays de l'Afrique de l'Ouest à Accra, les participants se sont accordés sur la nécessité de la mise en place d'un fonds de 10 millions de dollars pour la recherche sur le virus Ebola et la création d'un centre de contrôle sous-régional en Guinée. Ce centre servira de plateforme de coordination destinée à consolider et harmoniser l'appui technique de tous les principaux partenaires en faveur des pays de l'Afrique de l'Ouest, et à mobiliser des ressources.
Jeudi, de passage à Conakry, le sous-directeur de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Dr. Fukuda a rassuré que l'épidémie de fièvre hémorragique à Ebola n'est pas hors contrôle. Cependant, révèle-t-il, "elle est sérieuse et urgente". Il s'est dit rassuré du travail abattu par le personnel de santé déployé au centre de traitement du CHU-Donka. "Toutes les mesures de précaution sont prises pour que le virus ne se transmette pas d'une personne à une autre au sein de ce centre de traitement. Même si les conditions de travail dans ce centre sont difficiles. J'ai été impressionné par le personnel qui se bat tous les jours contre la maladie pour sauver des vies."
MÉTÉO À CONAKRY

84°F
29°C
Averse de pluie modérée
Humidité : 90%
Vent : ESE à 8km/h
IL EST 15:33:21 EN GUINÉE
Nombre de passagers à l'arrivée de l'aéroport de Conakry hier :




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